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WineBreak

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Nous avons eu l'opportunité de déguster ce midi, un vin blanc de la région viticole de Huailai dans la province du Hebei, au nord de Pékin. Donc, un chardonnay présenté dans une bouteille type Primitivo italien. La robe jaune paille aux reflets verts et d'une limpidité brillante nous renseigne sur la jeunesse du vin, d'une belle acidité  et de probablement d'une absence d'un élevage en fûts de chene. Le raisin a donc été vinifié en cuve, surement en cuves en inox thermo-régulés pour les vinifications, sachant que dans ce pays les infra-structures modernes des chais n'ont rien a envier à des pays européens.

Le premier nez dévoile un nez légèrement sur les fleurs blanches mais parait assez fermé. Le deuxième nez se porte sur les agrumes type pamplemousse, dans le jargon des professionnels, on pourrait dire qu'on est sur des arômes secondaires, mais on perçoit également des notes herbacées que l'on retrouve  sur des sauvignons blancs. Ce cépage exprime souvent ce coté vert, végétal, mais rarement sur des chardonnays. On peut laisser supposer pour ce vin des rendements assez élevés dans les vignes. En effet, le nez est plaisant, fleurs blanches, agrumes mais on ressent un manque de concentration.

Attention ceci n'est pas une critique mais une remarque, on est sur ce qu'on appelle un vin technique, des arômes faciles sans complexité avec une absence de minéralité qui pourrait refléter la signature du terroir. L'attaque en bouche est vive, nerveuse ainsi que le milieu de bouche, les agrumes sont très présents, la rétro-olfaction nous renvoie aussi sur ce coté pamplemousse. La fin de bouche est courte mais avec un coté acidulé plaisant. On peut même ajouter qu'il sauvignone un petit peu ! Le vin en lui même est bon bien qu'il manque d'un peu de typicité comme des vins que l'on peut retrouver dans l'hémisphère sud.

Mais cela prouve bien que la Chine peut faire des vins plaisants comme l'Australie, ou le Chili. Un vin moderne toutefois qui pourrait aller à merveille avec des entrées de poisson, des suhis par exemple, grace à son acidité.

Chardonnay chinois
Chardonnay chinois de la province du Hebei
Vin100

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Cela fait plusieurs fois que j'entends parler de la bonne tenue des vins chinois. Mais a lire certains magazines specialisés comme la Revue des Vins de France (pour ne pas la citer), la Chine est encore loin de la qualité des vins francais...

Avez vous gouté d'autres vins chinois et confirmez vous ce dernier propos?

amicalement,

vin100

Cela fait plusieurs fois que j'entends parler de la bonne tenue des vins chinois. Mais a lire certains magazines specialisés comme la Revue des Vins de France (pour ne pas la citer), la Chine est encore loin de la qualité des vins francais...

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WineBreak

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Je suis tout à fait d'accord avec Nicolas.C ela ne sert à rien de comparer les Grands Crus Francais avec les vins chinois. Le Chardonnay Chinois que nous avons dégusté avec Didier Langlois était certe peu complexe mais trés correct. Je l'ai comparé à certains vins du nouveau monde mais comme dit Nicolas, il est aussi qualitatif que certains vins IGP, AOP, que l'on retrouve dans les linéaires de la grande distribution en France. Il est vrai que j'ai eu une critique dure étant natif de la Bourgogne, le berceau du cépage Chardonnay. Mais je suis certain que dans quelques années, La Chine produira des vins de Terroirs avec des rendements limités, tout simplement parce que le savoir faire en France fait réver, n'oublions pas que des consultants Bordelais et Bourguignons sont présent depuis nombreuses années en Chine. Si on dit souvent que les Chinois font du copié collé avec l'Europe, et bien oui, c'est une bonne chose. En effet, toutes ces pratiques viticoles en France, l'Agriculture Biologique, la Bio-dynamie sont un bon exemple pour la Chine, un pays ou la pollution est très présente. La diversité des sols, les différentes formations géologiques en Chine contriburont à faire des vins de terroir dans quelques années. Et cela sera mérité car n'oublions pas que la gastronomie Chinoise est complexe, rafinée, très large et s'accordera avec de grands vins Chinois; ils ont déja la grande culture du Thé avec toute sa philosophie, la qualité des vins suivra, c'est sur !

Claude Guy

Je suis tout à fait d'accord avec Nicolas.C ela ne sert à rien de comparer les Grands Crus Francais avec les vins chinois. Le Chardonnay Chinois que nous avons dégusté avec Didier Langlois était certe peu complexe mais trés correct. Je l'ai comparé à certains vins du nouveau monde mais comme dit Nicolas, il est aussi qualitatif que certains vins IGP, AOP, que l'on retrouve dans les linéaires de la grande distribution en France. Il est vrai que j'ai eu une critique dure étant natif de la Bourgogne, le berceau du cépage Chardonnay. Mais je suis certain que dans quelques années, La Chine produira des vins de Terroirs avec des rendements limités, tout simplement parce que le savoir faire en France fait réver, n'oublions pas que des consultants Bordelais et Bourguignons sont présent depuis nombreuses années en Chine. Si on dit souvent que les Chinois font du copié collé avec l'Europe, et bien oui, c'est une bonne chose. En effet, toutes ces pratiques viticoles en France, l'Agriculture Biologique, la Bio-dynamie sont un bon exemple pour la Chine, un pays ou la pollution est très présente. La diversité des sols, les différentes formations géologiques en Chine contriburont à faire des vins de terroir dans quelques années. Et cela sera mérité car n'oublions pas que la gastronomie Chinoise est complexe, rafinée, très large et s'accordera avec de grands vins Chinois; ils ont déja la grande culture du Thé avec toute sa philosophie, la qualité des vins suivra, c'est sur !

Claude Guy

didier

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Réponse supprimée car non constructive.
BUISSON

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Pouvez vous  m'eclairer sur ces 2 points :

 

Précisez le rapport concentration avec le rendement

 qu'appelle-t-on vin technique ?

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Précisez le rapport concentration avec le rendement

 qu'appelle-t-on vin technique ?

WineBreak

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Monsieur Buisson, la notion de rendement est le nombre de Kg de raisins par cep de vignes sur un hectare, notion que l'on peut retrouver en Champagne ou en Suisse. Mais aussi comme dans de beaucoup de vignobles, on parle de rendement hectolitre par hectare. Ces deux principes sont soumis à des lois viticoles rédigées en France par l'INAO (institut national des appellations d'origines). Exemple, en Bourgogne sur des parcelles classées en Grand cru, premier cru, Bourgogne générique, les rendements autorisés ne sont pas les memes. Sur un Grand cru, on est de l'ordre de 35Hl/Ha, environ 5 ou 6 grappes par pied car la législation demande, impose des rendements plus faibles correspondant à ce climat, cet aire délimitée.

Plus on a de raisins sur un cep de vigne, plus les raisins seront dilués, la répartition des sucres sur l'ensemble des grappes donnera des baies moins sucrées et donc une acidité plus grande. N'oublions pas que comme dans la dégustation d'un vin, il y a le rapport acidité/sucre pour avoir un bon équilibre, dans les c'est le même principe. Bien que tous les cépages soient différents, la vigne est une plante qui peut avoir une grande croissance végétative, on appelle cela le phénomene d'acrotonie. Donc, pour réduire cela, il y a la taille en hiver pour limiter les rendements, il faut tenir compte du mode de conduite de la vigne, c'est à dire l'espacement entre les rangs, la densité de plantation propre à chaque région viticole qui vont avoir un impact direct sur le rendement. A cela, il faut ajouter le millésime, une année ensoleillée donnera des raisins murs, une météo pluvieuse engendrera une vendange moins concentrée par la présence de l'eau.

On peur ajoutter qu'il y a également la notion de rendement maximum, minimum controlé par les institutions. Mais le plus important pour moi, cela dépend du génie du vigneron (il est vrai que l'on ne gère pas un domaine de 20 hectares comme 8 hectares). On trouve de plus en plus de domaines classés en vin de pays qui produisent des vins plus concentrés que certains en AOP, donc avec des rendements trés limités de l'ordre environ de 25 Hl/Ha.Il est vrai que cela implique des confusions pour le consommateur, chez les amateurs de vin, on parle plus souvent de la personnalité du vigneron, son travail à la vigne, en cave que sur le législation, l'appellation. Un grand domaine par exemple ou les vins seront distribués dans la grande distribution, les rendements en général sont élevés (environ 80Hl/Ha, voire plus), le raisin est ramassé à la machine, plus fragile et trituré il subira un grand nombre d'interventions oenologiques alors que pour l'élaboration d'un grand vin, un vin de garde, les choses seront différentes, des rendements faibles, beaucoup plus de main d'oeuvre mais aussi un produit plus cher. A présicer que dans la vie d'un cep de vigne agé par exemple de 80 ans, celui-ci produira moins de fruits qu'une vigne de vingt ans par exemple.

Je reste à votre entière disposition pour plus de renseignements et nous vous invitons vivement à participer à nos formations oenologiques passionnante sur l'univers du vin.

Monsieur Buisson, la notion de rendement est le nombre de Kg de raisins par cep de vignes sur un hectare, notion que l'on peut retrouver en Champagne ou en Suisse. Mais aussi comme dans de beaucoup de vignobles, on parle de rendement hectolitre par hectare. Ces deux principes sont soumis à des lois viticoles rédigées en France par l'INAO (institut national des appellations d'origines). Exemple, en Bourgogne sur des parcelles classées en Grand cru, premier cru, Bourgogne générique, les rendements autorisés ne sont pas les memes. Sur un Grand cru, on est de l'ordre de 35Hl/Ha, environ 5 ou 6 grappes par pied car la législation demande, impose des rendements plus faibles correspondant à ce climat, cet aire délimitée.

Plus on a de raisins sur un cep de vigne, plus les raisins seront dilués, la répartition des sucres sur l'ensemble des grappes donnera des baies moins sucrées et donc une acidité plus grande. N'oublions pas que comme dans la dégustation d'un vin, il y a le rapport acidité/sucre pour avoir un bon équilibre, dans les c'est le même principe. Bien que tous les cépages soient différents, la vigne est une plante qui peut avoir une grande croissance végétative, on appelle cela le phénomene d'acrotonie. Donc, pour réduire cela, il y a la taille en hiver pour limiter les rendements, il faut tenir compte du mode de conduite de la vigne, c'est à dire l'espacement entre les rangs, la densité de plantation propre à chaque région viticole qui vont avoir un impact direct sur le rendement. A cela, il faut ajouter le millésime, une année ensoleillée donnera des raisins murs, une météo pluvieuse engendrera une vendange moins concentrée par la présence de l'eau.

On peur ajoutter qu'il y a également la notion de rendement maximum, minimum controlé par les institutions. Mais le plus important pour moi, cela dépend du génie du vigneron (il est vrai que l'on ne gère pas un domaine de 20 hectares comme 8 hectares). On trouve de plus en plus de domaines classés en vin de pays qui produisent des vins plus concentrés que certains en AOP, donc avec des rendements trés limités de l'ordre environ de 25 Hl/Ha.Il est vrai que cela implique des confusions pour le consommateur, chez les amateurs de vin, on parle plus souvent de la personnalité du vigneron, son travail à la vigne, en cave que sur le législation, l'appellation. Un grand domaine par exemple ou les vins seront distribués dans la grande distribution, les rendements en général sont élevés (environ 80Hl/Ha, voire plus), le raisin est ramassé à la machine, plus fragile et trituré il subira un grand nombre d'interventions oenologiques alors que pour l'élaboration d'un grand vin, un vin de garde, les choses seront différentes, des rendements faibles, beaucoup plus de main d'oeuvre mais aussi un produit plus cher. A présicer que dans la vie d'un cep de vigne agé par exemple de 80 ans, celui-ci produira moins de fruits qu'une vigne de vingt ans par exemple.

Je reste à votre entière disposition pour plus de renseignements et nous vous invitons vivement à participer à nos formations oenologiques passionnante sur l'univers du vin.

WineBreak

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Pour répondre à votre deuxième question, un vin technique, c'est une expression que l'on retrouve souvent dans le jargon des professionnels, des amateurs, des buveurs d'étiquettes !

Un grand domaine par exemple de 100/200 hectares afin de satisfaire ses nombreux clients produira des milliers de bouteilles s'appuyant sur le même standard au fil des années, un même style de goût. Cela rejoint un petit peu mon explication sur la notion de concentration. On dit souvent que le travail de l'oenologue est de produire un bon vin avec du mauvais raisin. Des gros rendements, moins de concentration, moins d'équilibre avec une acidité persistante. Les interventions en caves sont multiples, ajout de sucre, correcteur d'acidité, ajout élevé de soufre car en général les raisins ayant été ramassés à la machine, le fruit en est plus fragilisé à la réception de la vendange au chai.

A cela, on lance les fermentations alcooliques avec des levures industrielles afin de bien les maîtriser, arômes plaisants mais finalement que l'on retrouve millésime aprés millésime. Avant les mises en bouteilles, on collera, on filtrera les vins afin de mieux les stabiliser, les rendre plus limpides mais qui à mon sens enlèvera de la personnalité au vin. Dans de gros Chais en France ou ailleurs, Espagne, USA, on voit souvent les oenologues en blouse blanche jonglant avec tous les produits oenologiques, les techniques sont multiples mais encore une fois on ne gére pas un petit vignoble comme des centaines d'hectares. Les enjeux économiques ne sont pas les mêmes, un grand domaine jouera sur la quantité avec plus de machinisme, un petit s'efforcera sur la qualité, une main d'oeuvre plus importante avec un coût de production plus élevé pour élaborer un vin de garde. Ceci n'est pas une critique mais une remarque car on trouve de grands domaines produisant des milliers de bouteilles au goût plaisant avec aussi une éthique par rapport à l'environnement. Encore une fois cela peut être déstabilisant pour le consommateur par un grand manque d'information.

In Vino Cultura est là pour vous aiguiller, vous former sur le choix de vos vins, vous éduquer sur le goût du vin.

Santé !

Claude Guy.

Pour répondre à votre deuxième question, un vin technique, c'est une expression que l'on retrouve souvent dans le jargon des professionnels, des amateurs, des buveurs d'étiquettes !

Un grand domaine par exemple de 100/200 hectares afin de satisfaire ses nombreux clients produira des milliers de bouteilles s'appuyant sur le même standard au fil des années, un même style de goût. Cela rejoint un petit peu mon explication sur la notion de concentration. On dit souvent que le travail de l'oenologue est de produire un bon vin avec du mauvais raisin. Des gros rendements, moins de concentration, moins d'équilibre avec une acidité persistante. Les interventions en caves sont multiples, ajout de sucre, correcteur d'acidité, ajout élevé de soufre car en général les raisins ayant été ramassés à la machine, le fruit en est plus fragilisé à la réception de la vendange au chai.

A cela, on lance les fermentations alcooliques avec des levures industrielles afin de bien les maîtriser, arômes plaisants mais finalement que l'on retrouve millésime aprés millésime. Avant les mises en bouteilles, on collera, on filtrera les vins afin de mieux les stabiliser, les rendre plus limpides mais qui à mon sens enlèvera de la personnalité au vin. Dans de gros Chais en France ou ailleurs, Espagne, USA, on voit souvent les oenologues en blouse blanche jonglant avec tous les produits oenologiques, les techniques sont multiples mais encore une fois on ne gére pas un petit vignoble comme des centaines d'hectares. Les enjeux économiques ne sont pas les mêmes, un grand domaine jouera sur la quantité avec plus de machinisme, un petit s'efforcera sur la qualité, une main d'oeuvre plus importante avec un coût de production plus élevé pour élaborer un vin de garde. Ceci n'est pas une critique mais une remarque car on trouve de grands domaines produisant des milliers de bouteilles au goût plaisant avec aussi une éthique par rapport à l'environnement. Encore une fois cela peut être déstabilisant pour le consommateur par un grand manque d'information.

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Santé !

Claude Guy.